DIABÈTE ET CULTURISME. COMMENT LE CONTRÔLER PAR LE BIAIS DE SUPPLÉMENTS
Par Al Wilson

Les dernières statistiques confirment que le diabète est une maladie qui affecte tout type de personnes.
Certains culturistes et amateurs du fitness souffrent de diabète, donc avec ce paramètre, améliorer sa condition physique en général se convertit en un défi encore plus grand à cause des caractéristiques de cette affection.
Dans cet article, nous aborderons de nombreux suppléments très utilisés dans ce sport, et qui en plus d’aider à perfectionner le physique, peuvent également contribuer à contrôler le diabète s’ils sont combinés avec l’exercice et une alimentation adéquate.

Les interminables travaux de recherche réalisés par la communauté scientifique mettent de plus en plus à l’évidence le fait que l’ampleur des effets du diabète sur les personnes est directement liée avec les habitudes alimentaires et le style de vie.
La consommation excessive de glucides rapides et transformés ainsi que le sédentarisme sont les principaux responsables du diabète.
Par conséquent, consommer certains suppléments et bien manger est la clé pour que l’impact de ces effets soit minime.
Dans le monde du fitness, il est très fréquent que les athlètes ingèrent une grande quantité de vitamines, minéraux et produits herbacés afin de réguler de manière naturelle les concentrations de sucre dans le sang et prévenir les complications dérivées du diabète.
En général, les personnes savent que cette maladie est associée aux concentrations élevées d’insuline et de sucre dans le sang, mais seuls ceux qui en souffrent, en ont une connaissance plus profonde.
Le diabète est le résultat d’altérations dans le métabolisme des glucides et dans les répercussions que ces dernières ont sur les niveaux de sucre dans le sang. Comme la plupart des lecteurs le savent, lorsque les glucides sont ingérés, ils se transforment en glucose, c’est-à-dire en sucre qui se libère dans le flux sanguin.
L’insuline est celle chargée de réguler la concentration plasmatique de glucose, ainsi que le métabolisme des glucides pour la production d’énergie. En d’autres termes, il s’agit de l’hormone anabolique qui aide à ce que le sucre dans le sang arrive aux cellules pour que les organes disposent du combustible suffisant afin de réaliser leurs fonctions vitales comme il est dû. Par conséquent, si le corps présente un déficit d’insuline ou une dysfonction dans le transport de glucose, c’est normal que des problèmes de santé apparaissent. Je ne sais pas vous, mais en plus de présenter un bon aspect physique, je veille à ce que mon cœur, mes reins et mes poumons restent sains et fonctionnent correctement.

Les divers types de diabète
Il existe plusieurs types de diabètes. L’insuffisance insulinique fait que le sucre reste dans le flux sanguin au lieu d’arriver aux cellules pour que ces dernières puissent créer de l’énergie. Cette variante s’appelle diabète de type I et, généralement, il apparaît à l’enfance (c’est pour cela qu’on le connaît aussi sous le nom de diabète juvénile). Face à l’incapacité corporelle pour secréter l’insuline, les diabétiques de type I doivent se l’injecter au quotidien, sinon leurs organes ne disposent pas d’énergie pour fonctionner. Je ne suis pas médecin, mais je suppose que cela n’a rien de bon.
Le diabète de type I est une maladie du système immunologique, le responsable de combattre les infections et les maladies. Pour une raison étrange, ce dernier est incapable de différencier les cellules infectieuses de celles qui produisent l’insuline, donc il les détruit toutes. Et en fin de compte, l’organisme ne peut pas libérer l’insuline, car il ne dispose plus de cellules pancréatiques qui la produisent.
Parmi les principaux symptômes du diabète insulinodépendant, on retrouve la miction fréquente, l’augmentation de la soif et de la faim et la perte de poids. Le premier de ces symptômes vient du fait que le corps essaye d’éliminer le sucre qui s’accumule dans le flux sanguin. Comme par logique, uriner davantage provoque la déshydratation et, c’est pour cela que l’individu en question a très soif. Étant donné que les cellules ne reçoivent pas l’apport de nutriments dont elles ont besoin, l’organisme a besoin d’une plus grande quantité d’aliments pour produire l’énergie. Toutefois, les glucides ne s’absorbent pas correctement et le corps élimine le glucose. D’où la dénutrition et la perte de poids.
Le diabète non insulinodépendant (ou de type II) représente 90 % des cas et ne se développe pas avant l’âge adulte. Dans ce cas, le problème est un phénomène appelé résistance à l’insuline (l’hormone ne rentre pas dans les cellules, donc elles ne reçoivent pas le glucose et par conséquent ne peuvent pas générer d’énergie).
Face à cette situation, l’organisme envoie des signaux continus au pancréas pour qu’il produise plus d’insuline. Avec le temps, les concentrations plasmatiques de cette hormone anabolique et de sucre dans le sang augmentent d’une manière extraordinaire. Cet excès a un effet yoyo et l’organisme freine alors sec la production d’insuline. Les diabétiques de type II doivent contrôler l’hyper-glycémique par le biais de médicaments.
En général, ce type de diabète est très répandu chez les personnes en surpoids, chez celles qui font de l’hypertension et de l’hypercholestérolémie et on peut le contrôler plus facilement avec un bon programme d’exercice physique et une diète appropriée. En plus, son apparition est plus progressive et ne se voit pas avant qu’il ne soit complètement développé. Le reste des symptômes sont pareils dans les deux cas.

Effets négatifs du diabète
Comme vous pouvez l’observer, le résultat final dans les deux types de diabète revient à des concentrations de sucre très élevées dans le sang. Comme nous l’avons dit ci-dessus, les cellules ne reçoivent pas le glucose dont elles ont besoin pour générer l’énergie. Mais ce n’est pas tout : l’augmentation de ces concentrations attaque les vaisseaux sanguins, les reins, le système nerveux, le cœur et les yeux. Donc il est très important d’apprendre à les contrôler.
Se concentrer sur un programme d’exercice physique et une alimentation saine et équilibrée aide à soulager cette affection, mais n’oubliez pas que certains suppléments jouent un rôle fondamental dans ce domaine.
L’hyperglycémie prolongée augmente la grosseur des vaisseaux sanguins, en rendant plus difficile la circulation et, par conséquent, en privant les organes de la quantité optimale de nutriments et d’oxygène. Les niveaux de graisse dans le sang (hyperlipidémie) augmentent, provoquant un grossissement artériel plus grand qui pourrait même avoir comme conséquence l’obstruction totale des voies, préparant le terrain pour d’éventuels infarctus du myocarde ou ictus.
Le système nerveux est une autre zone pouvant être gravement affectée si on ne régule pas les concentrations de sucre dans le sang. Comme nous le savons tous, les nerfs sont chargés d’envoyer des signaux dans le corps entier, alors s’ils sont abîmés, le fonctionnement des zones corporelles qui devraient recevoir ces signaux empirera ou sera interrompu. Lorsque le système nerveux est affecté, il peut entraîner de fortes douleurs ou perte de sensibilité des zones affectées.
Dans de nombreux cas, le diabète produit une altération dans les vaisseaux sanguins de l’œil et entraîne un dommage dans la rétine (la couche du tissu sensible à la lumière permettant de voir) connu comme rétinopathie diabétique. Lorsque les vaisseaux sanguins sont abîmés, des micro-aneurismes se forment et souvent ils explosent, alors le sang et autres fluides se répandent dans les tissus, provoquant l’inflammation de la rétine. Avec le temps, cette dernière essaye de créer de nouveaux vaisseaux sanguins pour remplacer ceux abîmés afin d’obtenir l’oxygène et les nutriments dont elle a besoin pour fonctionner normalement. Toutefois, ces nouveaux vaisseaux sont très sensibles et ont encore plus de possibilités de saigner ou de se rompre, ce qui augmente le risque de décollement de rétine. Si le problème n’est pas détecté à temps, il peut dériver en une cécité.

Les suppléments bénéfiques pour les diabétiques
L’usage de suppléments spécifiques contribue à réguler les concentrations de sucre dans le sang qui ont augmenté et atteint un niveau dangereux. De plus, nombreux sont ceux qui peuvent se combiner entre eux pour multiplier leurs effets et obtenir de meilleurs résultats. Toutefois, cela ne veut pas dire que vous devez négliger la diète. Si vous ne suivez pas une alimentation saine et équilibrée, les niveaux plasmatiques de glucose augmenteront (il est conseillé de se situer entre 70 et 120) et vous ne réussirez pas à améliorer votre santé même si vous ingérez beaucoup de suppléments. N’oubliez pas que ces produits ne doivent pas substituer les habitudes alimentaires proprement dit, mais il faut les complémenter pour booster leurs bénéfices. Si vous être diabétiques, il convient de suivre le régime que le médecin vous a conseillé et surveiller votre quantité de sucre dans le sang tout au long de la journée.
Maintenant nous jetterons un coup d’œil aux vitamines, aux produits herbacés et minéraux les plus utilisés et nous exposerons des effets qu’ils ont sur les personnes malades de diabètes, en plus des bénéfices qu’ils rapportent dans le monde du fitness.

Vitamine C
La vitamine C (ou acide ascorbique) est la plus connue et la plus utilisée dans le monde entier. Elle se combine avec la vitamine E pour transporter le glucose du flux sanguin vers les cellules. Elle conserve aussi la santé des vaisseaux sanguins et des reins et elle est essentiel pour les personnes qui souhaitent s’entraîner avec résistance, car elle renforce les os et combat les radicaux libres (ces particules si nocives qui détruisent les tissus, favorisent l’apparition du cancer, cardiopathie et arthrite et accélèrent le processus de vieillissement).

Vitamines B
Les vitamines du complexe B sont également très importantes pour maintenir le corps sain et prévenir les effets du diabète. Le facteur hydrosoluble B, au début considéré comme une seule substance, inclut la thiamine (B1), la riboflavine (B2), la niacine (B3), l’acide pantothénique (B5), la pyridoxine (B6), la biotine (B7), l’acide folique (B9) et la cobalamine (B12).
Cette dernière agit avec la B9 et la B6 pour protéger le cœur et le système nerveux central et joue un rôle indiscutable dans la division cellulaire. En plus, elle est indispensable pour la croissance de l’individu et participe au métabolisme des graisses et glucides.
La vitamine B6 a d’autres fonctions, mis à part veiller à la santé du cœur et du système nerveux. Il y a celle d’éviter la perte de la vision. La vitamine B6 agit principalement en tant que coenzyme, c’est-à-dire, comme catalyseur d’autres enzymes qui nécessite un soutien afin de pouvoir exécuter ses tâches (de fait, elle est impliquée dans plus de 70 fonctions enzymatiques). La formation des neurotransmetteurs, les protéines et les érythrocytes ne serait pas possible sans cette vitamine. Une autre de ses propriétés les plus remarquables est celle de transformer en énergie les aliments métabolisés (convertir le glycogène en glucose), ce qui la catalogue comme un élément clé dans la lutte contre le diabète.
La biotine (B7) est très connue chez les culturistes. Elle agit en tant que coenzyme dans le métabolisme des protéines et des graisses et participe à la formation des acides gras et du glycogène, ainsi que dans le processus de libération d’énergie à partir des aliments (comme la plupart des vitamines du complexe B). En plus, elle coopère avec l’insuline et le pancréas pour stabiliser les concentrations de sucre dans le sang. Et si cela n’était pas assez, elle est impliquée dans le transfert de dioxyde de carbone et dans le développement des acides nucléiques, RNA et DNA, ce qui signifie qu’elle est vitale pour la croissance et la reproduction cellulaire. Une autre de ses fonctions est celle de préserver la santé des tissus nerveux. La combinaison de picolinate de chrome avec la vitamine B7 favorise le bon fonctionnement du pancréas et le corps profite correctement de l’insuline.
Une autre des vitamines B qui combat l’apparition de complications comme conséquence du diabète est la B9 (ou acide folique), essentiel pour le processus de digestion et pour le bon fonctionnement du système nerveux. Tout comme la biotine, l’acide folique est indispensable pour la synthèse du RNA et DNA, et pour la division cellulaire correcte.
Elle l’est également pour la formation d’hématies et leucocytes sains et pour la production d’hémoglobine, qui se charge du transport de l’oxygène dans tout le corps, ce qui permet de réduire le risque d’infarctus cérébral occasionné par le diabète.

Vitamine E
La vitamine E agit de manière synergique avec le groupe B pour lutter contre les lésions du système nerveux et pour préserver la santé du pancréas. Étant donné qu’elle travaille également en harmonie avec la vitamine C (acide ascorbique), elle aide à prévenir les affections rénales, les infarctus du myocarde et la cécité.

Acide lipoïque
Le diabète entraîne une hausse des radicaux libres, des substances qui échappent au contrôle immunitaire et qui provoquent des dommages métaboliques. L’acide lipoïque, ou acide alpha lipoïque (ALA alpha lipoic acid) est un nutriment exceptionnel, de par le fait de posséder de puissantes propriétés antioxydantes et imitatrices de l’insuline. Ce composé améliore la glycémie et contrôle les polyneuropathies associées avec le diabètes mellitus. De récentes études démontrent l’efficacité de l’ALA dans les diabètes de type 1 et 2, puisqu’il améliore la sensibilité à l’insuline, la tension oxydative et les neuropathies chez les diabétiques.

Zinc
Comme toutes ces vitamines, le zinc est très connu dans le monde du culturisme. Il s’agit d’un minéral très abondant dans les aliments comme le lait, les huîtres, la viande rouge et les haricots (entre autres) et qui aide à transporter le sucre vers les cellules et, qui par conséquent, joue un rôle indiscutable dans la division, la croissance et la réparation cellulaires. De plus, il participe à plus de 200 réactions enzymatiques et aide certaines hormones de l’organisme, comme celle de la croissance, la testostérone et l’insuline. Mais en plus, des études démontrent que la consommation de suppléments de ce minéral important est relativement liée à l’augmentation des concentrations de testostérone.
Cependant, ne dépassez pas la dose conseillée de ce minéral. Souvenez-vous que l’excès de zinc dans l’organisme empêche l’absorption d’autres minéraux, comme le cuivre, le calcium et le fer.

Cuivre
Et en parlant du cuivre. Cette substance aide le pancréas à produire l’insuline de manière saine et évite que les effets du diabète aient une répercussion sur le bon état des vaisseaux sanguins et des nerfs. Le cuivre régule aussi les niveaux plasmatiques de glucose et intervient dans la libération de superoxyde dismutase (SOD), le mécanisme enzymatique principal pour l’élimination de radicaux libres.

Fenugrec
Nous avons ensuite le fenugrec (ou trigonelle), une plante herbacée dont on parle beaucoup ces derniers temps dans le monde du culturisme. Parmi ses principales propriétés se trouvent celles d’aider le foie et les reins à métaboliser les sucres et stabiliser les concentrations de ce dernier dans le sang. Des études confirment que le fenugrec réduit les niveaux plasmatiques de glucose sans affecter ceux d’insuline. En plus, il aide à réguler le cholestérol, apporte de la choline et du tryptophane au système, il augmente la quantité de testostérone dans l’organisme et agit comme puissant antioxydant à cause de son contenu en acide ascorbique.

Magnésium
Le magnésium joue un rôle crucial dans le métabolisme du glucose et, même si les recherches sur ce composant sont rares, on pense qu’il améliore la tolérance à cette substance. D’autre part, le magnésium agit également comme un antioxydant efficace et veille au bon fonctionnement des mitochondries.

Sélénium
Les données recueillies suite à de nombreux essais cliniques sur animaux concluent que le sélénium pourrait réduire les niveaux de sucre dans le sang, ainsi que le risque de maladies rénales ou coronaires comme conséquence du diabète. Tout cela indique que cette substance imite le comportement de l’insuline, et de fait, le sélénium transporte le sucre vers l’intérieur des cellules. On a ainsi découvert qu’il travaillait mieux en présence de vitamine E.

Gymnema sylvestre
La gymnema sylvestre est une plante grimpante autochtone des forêts tropicales de l’Inde Centrale et méridionale. Ses feuilles sont utilisées dans des préparations à base de plantes médicinales. De fait, lorsqu’on les mâche, elles interfèrent avec la capacité de savourer le goût sucré, car leur ingrédient principal, l’acide gymnique possède une structure similaire à celle du glucose et occupe ses récepteurs. Cela explique la signification de son nom : destructeur du sucre.
Ce supplément élève les concentrations d’insuline par le biais de la régénération des cellules pancréatiques qui produisent cette hormone. Il stimule donc l’activité du glucose en utilisant des enzymes qui intensifient le transport du sucre vers les cellules.
Cette action maintient les niveaux plasmatiques de glucose au minimum, sans qu’ils n’arrivent à être dangereux.

Le culturisme et son style de vie, les meilleurs facteurs pour contrôler le diabète
Ne permettez pas que le diabète soit une excuse pour cesser de faire de l’exercice et profiter de la vie. En fait, les scientifiques affirment que suivre une diète saine et salutaire, accompagnée de suppléments communs dans ce sport ainsi que la pratique régulière de l’exercice supposent le meilleur moyen de contrôler le diabète et ses effets pernicieux sur la santé.
Utilisez ces suppléments avec régularité et surtout adoptez un style de vie sain et actif. Si vous veillez à votre santé, vous serez capables d’affronter l’entraînement et de mieux réaliser d’autres activités quotidiennes.
Contrôlez votre diabète pour qu’il ne s’empare pas de vous et ne vous empêche pas non plus de construire un corps exceptionnel et de profiter de la vie.